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Tns : définition, statut social et fiscal pour les travailleurs non salariés

Tns : définition, statut social et fiscal pour les travailleurs non salariés

Tns : définition, statut social et fiscal pour les travailleurs non salariés

Qu’est-ce qu’un TNS, concrètement ?

TNS signifie travailleur non salarié. Derrière ce sigle se cachent une grande partie des indépendants français… et un statut social et fiscal bien particulier, souvent mal compris.

On parle de TNS dès lors que vous exercez une activité professionnelle sans être salarié au sens du Code du travail, et que vous êtes affilié à la Sécurité sociale des indépendants (via l’URSSAF) ou à une caisse spécifique (professions libérales).

Les principaux profils concernés :

À l’inverse, vous n’êtes pas TNS si vous êtes :

Pourquoi ce statut mérite-t-il un article complet sur un blog de finance responsable ? Parce que le choix entre TNS et assimilé salarié n’est pas qu’un sujet “technique” : il impacte votre protection sociale, votre niveau de vie futur, votre capacité à investir… et donc la manière dont vous pouvez construire une trajectoire financière résiliente et alignée avec vos valeurs.

Statut social du TNS : ce que vous gagnez… et ce que vous perdez

Le statut TNS a longtemps eu mauvaise presse (“mal couvert”, “peu protégé”). Il a énormément évolué depuis la disparition du RSI, mais il reste structurellement différent du régime général des salariés.

Affiliation et organismes de rattachement

En pratique, un TNS est affilié à :

La bonne nouvelle : la gestion est globalement plus lisible qu’à l’époque du RSI, même si les délais d’ajustement restent parfois longs lors des premières années d’activité.

Couverture maladie, maternité, invalidité : assez proche des salariés

C’est un point souvent sous-estimé : sur la maladie-maternité, l’écart entre TNS et salarié s’est beaucoup réduit.

Le TNS bénéficie :

Où se situent les différences ?

En clair : pour un TNS, la base “Sécurité sociale” couvre le minimum vital, mais la vraie protection passe par des contrats dédiés (prévoyance, mutuelle, assurance décès-invalidité). C’est un coût à intégrer dans le business plan dès le départ.

Retraite : des droits réels, mais souvent insuffisants

Sur la retraite, le TNS acquiert des trimestres et des points comme un salarié, mais :

En pratique, de nombreux TNS se retrouvent avec une retraite de base relativement faible, car :

C’est ici que la logique d’investisseur responsable reprend tout son sens : un TNS doit presque systématiquement construire sa retraite à travers des investissements (PER, immobilier, titres non cotés, fonds à impact, etc.), en ayant conscience que la retraite légale ne sera qu’un socle, rarement suffisant.

Montant des cotisations sociales : moins lourd, mais plus volatil

Le principal argument en faveur du statut TNS côté gérant d’entreprise, c’est le niveau de charges.

En ordre de grandeur :

Les chiffres exacts varient en fonction de votre secteur, de vos options (ACRE, exonérations, régimes spécifiques…) et de vos niveaux de revenus. Mais la logique reste la même : statut TNS = charges globalement plus faibles.

Deux conséquences importantes :

Autre spécificité du TNS : les cotisations sont calculées sur la base du revenu N-1 (voire N-2) puis régularisées. Cela crée des décalages de trésorerie qu’il faut anticiper :

La tentation est forte de se réjouir des faibles cotisations les premières années… jusqu’à la “note” de régularisation. D’où l’importance de mettre de côté dès les premiers encaissements.

Statut fiscal du TNS : comment vos revenus sont imposés

Le TNS est imposé à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie correspondant à la nature de son activité :

Plusieurs régimes fiscaux sont possibles selon votre chiffre d’affaires :

Pour un TNS gérant d’EURL ou de SARL, la configuration se complique légèrement :

Point clé : pour un TNS à l’IS, la rémunération versée au gérant est déductible du résultat fiscal de la société. Les dividendes, eux, ne sont pas déductibles et subissent une fiscalité différente (PFU 30 % ou barème après abattement de 40 %).

TNS vs assimilé salarié : comment choisir intelligemment ?

C’est la question pratique que se posent la plupart des créateurs d’entreprise : SARL avec gérant TNS ou SAS avec président assimilé salarié ?

Quelques repères structurants :

Dans une logique de finance responsable, la bonne question n’est pas “Quel statut me coûte le moins ?” mais plutôt :

“Quel équilibre je veux entre revenu immédiat, protection sociale, capacité d’épargne et investissement dans des projets qui ont du sens ?”

Le TNS vous donne souvent plus de latitude financière pour investir par vous-même (immobilier, PER, actions, fonds à impact…) plutôt que de déléguer entièrement votre protection au système collectif. Mais cela suppose un minimum de discipline financière.

Les biais fréquents des TNS… et comment les éviter

Après des années de conseil, on voit revenir les mêmes erreurs chez les travailleurs non salariés. En voici quelques-unes, et comment y remédier.

Mettre en place une stratégie financière de TNS “responsable”

Comment transformer ce statut (souvent subi) en levier pour votre trajectoire financière et votre impact ? Voici une approche en quatre axes.

Cas pratique : deux TNS, deux trajectoires

Imaginons deux consultants indépendants qui démarrent la même année, avec un revenu professionnel de 50 000 € nets de charges professionnelles.

Résultat probable au bout de 10 ans :

Statistiquement, beaucoup de TNS ressemblent davantage à Alex qu’à Lucie. L’enjeu, si vous lisez ce blog, c’est précisément de basculer du bon côté.

Points de vigilance avant de se lancer comme TNS

Avant de vous jeter dans le grand bain du travail non salarié, quelques questions à vous poser :

Le statut TNS n’est ni “magique”, ni “dangereux par nature”. C’est un outil. Bien utilisé, il peut vous offrir une grande liberté de choix, une capacité d’investissement renforcée et une vraie cohérence entre votre activité professionnelle et vos valeurs d’investisseur.

À condition, comme toujours en finance responsable, de prendre le temps de comprendre le cadre… avant de chercher à l’optimiser.

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