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Pel taux emprunt : comment le calculer et comparer avec les offres de crédit actuelles

Pel taux emprunt : comment le calculer et comparer avec les offres de crédit actuelles

Pel taux emprunt : comment le calculer et comparer avec les offres de crédit actuelles

Le PEL, tout le monde en a entendu parler. Mais très peu de personnes savent réellement calculer le taux de crédit auquel il donne droit… et encore moins vérifier s’il est compétitif face aux offres de prêt actuelles.

Résultat : beaucoup de ménages laissent dormir un PEL ancien sans jamais utiliser le droit à prêt, ou au contraire se sentent “obligés” d’y recourir… alors que le taux est nettement moins intéressant qu’un crédit classique.

Dans cet article, on va faire ce que les banques se gardent souvent de faire : décortiquer, chiffres à l’appui, le taux d’emprunt d’un PEL, comment il se calcule, et surtout comment vous pouvez, en pratique, le comparer aux offres de crédit immobilier du moment.

Rappel express : à quoi sert un PEL aujourd’hui ?

Le Plan Épargne Logement (PEL) est un produit hybride : à la fois support d’épargne et “ticket d’entrée” vers un crédit immobilier à un taux défini dès l’ouverture du plan.

En simplifiant, un PEL vous offre deux choses :

Deux éléments clés pour la suite :

Ce taux de prêt conventionné PEL n’est pas un cadeau : c’est un taux plafond, garanti, pas nécessairement un taux compétitif par rapport au marché.

Comment se calcule le taux d’emprunt d’un PEL ?

Contrairement à ce que laissent penser certains discours commerciaux, le taux du prêt PEL n’est pas “magique”. Il découle d’une mécanique simple :

En pratique, la formule officielle n’est pas publiée comme telle pour le grand public, mais on peut la résumer ainsi :

Taux de prêt PEL = taux d’épargne PEL + marge réglementaire

À titre indicatif (ordres de grandeur) :

Vous comprenez tout de suite l’enjeu : un “vieux” PEL peut être très bien pour l’épargne (taux élevé garanti), mais catastrophique pour le crédit. À l’inverse, un PEL récent peut offrir un taux de prêt parfois proche du marché… mais l’épargne y est moins attractive.

Où trouver le taux exact de votre prêt PEL ?

Ne vous contentez jamais d’un “autour de” ou “en ce moment c’est environ” : exigez un chiffre précis, exprimé en TAEG (Taux Annuel Effectif Global) quand la banque vous fait une simulation de prêt.

Étape par étape : calculer le coût réel d’un prêt PEL

Pour comparer votre prêt PEL à une offre de crédit classique, il ne suffit pas de regarder le taux nominal. Il faut calculer le coût total du crédit.

Procédure simple en 4 étapes :

La formule de base pour la mensualité hors assurance est celle de n’importe quel crédit amortissable :

Mensualité = M × [ t / (1 – (1 + t)-n ) ]

Où :

Inutile de la faire à la main : utilisez n’importe quel simulateur de crédit en ligne (y compris ceux de banques concurrentes), en entrant :

Ensuite, ajoutez :

Le chiffre intéressant à comparer est alors :

Coût total = (total des mensualités payées) + (frais annexes) – (capital emprunté)

Exemple concret : prêt PEL vs prêt immobilier classique

Imaginons que vous disposiez d’un PEL ouvert en 2017, avec :

Vous souhaitez financer une partie de votre achat immobilier avec :

Cas 1 : Prêt PEL à 2,20 % hors assurance

À cela, ajoutez par exemple une assurance emprunteur à 0,25 % du capital initial par an :

Coût total approximatif : 6 440 + 1 500 = 7 940 €.

Cas 2 : Prêt classique à 3,10 % hors assurance (offre de marché du moment, par exemple)

Avec la même assurance à 0,25 % :

Écart : le prêt PEL vous fait économiser environ 3 600 € sur cette tranche de 40 000 €.

Conclusion opérationnelle (sans utiliser ce mot) : dans ce cas précis, utiliser le PEL pour emprunter a un intérêt réel. Mais ce ne sera pas toujours vrai, surtout pour les anciens PEL à taux élevés.

Quand le prêt PEL est-il vraiment intéressant ?

Pour savoir si votre droit à prêt PEL vaut la peine d’être utilisé, posez-vous trois questions :

En pratique, le prêt PEL est souvent intéressant quand :

Inversement, le prêt PEL est rarement attractif quand :

Attention : le piège de la “prime” et du “droit à prêt à ne pas perdre”

Deux biais psychologiques reviennent souvent dans les discussions avec les épargnants :

Un rappel s’impose : un droit à prêt n’est pas un cadeau. C’est un taux maximal garanti. S’il est plus élevé que les taux de marché, vous ne “perdez” rien à ne pas l’utiliser, au contraire, vous évitez de surpayer vos intérêts.

Par ailleurs, pour les très vieux PEL très bien rémunérés (4 % ou plus), le dilemme est souvent l’inverse :

Autrement dit : ne laissez pas l’argument émotionnel de la “perte” d’un avantage théorique vous faire oublier les mathématiques de base.

Comment comparer proprement PEL et crédits actuels ? (méthode pratique)

Voici une démarche opérationnelle, en mode check-list :

Et la dimension fiscale dans tout ça ?

La fiscalité joue surtout au niveau de l’épargne PEL, pas du prêt lui-même (les intérêts du crédit ne sont pas déductibles pour un particulier, sauf cas spécifiques de location meublée professionnelle, etc.).

Quelques repères sur les PEL récents :

En clair : la fiscalité ne change pas la comparaison entre le prêt PEL et les prêts du marché, mais elle peut changer l’arbitrage entre “je garde mon PEL pour son épargne” ou “je le ferme pour réorienter mon épargne ailleurs”.

Où se place le PEL dans une stratégie d’épargne responsable ?

Sur Invest4Good, on parle beaucoup d’impact, de finance durable, de choix alignés avec vos valeurs. Le PEL, lui, est un produit neutre du point de vue ESG : votre argent finance globalement le logement, mais sans transparence fine sur l’impact environnemental ou social des projets sous-jacents.

Pour autant, il conserve quelques atouts stratégiques :

Une approche intéressante consiste à :

Les erreurs fréquentes à éviter

Pour finir, quelques pièges récurrents observés chez les épargnants :

En résumé, le taux d’emprunt de votre PEL n’est ni un bonus automatique, ni un piège systématique. C’est un outil qu’il faut ramener à ce qu’il est vraiment : un taux de crédit à comparer, chiffres à l’appui, avec ce que propose le marché aujourd’hui.

Si vous prenez le temps de :

alors votre décision ne sera plus dictée par la peur de “perdre un avantage”, mais par une logique simple : réduire au maximum le coût de votre financement pour mieux financer vos autres projets… y compris ceux à impact positif.

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