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Liste des profession libérale : liste des profession libérale et enjeux spécifiques de protection sociale et d’épargne

Liste des profession libérale : liste des profession libérale et enjeux spécifiques de protection sociale et d’épargne

Liste des profession libérale : liste des profession libérale et enjeux spécifiques de protection sociale et d’épargne

Professions libérales : de qui parle-t-on vraiment ?

On met souvent tout et n’importe quoi dans la case « profession libérale ». Pourtant, derrière ce terme se cachent des réalités très différentes… et des enjeux de protection sociale et d’épargne qui n’ont rien à voir avec ceux des salariés.

En droit français, une profession libérale désigne une activité exercée de manière indépendante, fondée principalement sur des prestations intellectuelles, techniques ou de soins, avec une responsabilité personnelle et une certaine autonomie dans l’organisation du travail.

On distingue deux grandes familles :

Pourquoi cette distinction est essentielle pour votre épargne et votre protection sociale ? Parce qu’elle conditionne votre régime de retraite, vos cotisations, vos droits en cas d’arrêt de travail… et donc la stratégie financière à mettre en place.

Liste des professions libérales réglementées

Les professions libérales réglementées sont encadrées par un ordre professionnel, un code de déontologie, des conditions d’accès (diplômes, expérience, inscription à un ordre, etc.). Voici les principales :

Ces professions disposent souvent de caisses de retraite spécifiques (CARMF pour certains médecins, CARPIMKO pour paramédicaux, CNBF pour les avocats, etc.), avec des règles propres. Et c’est là que les choses se compliquent…

Liste des professions libérales non réglementées

À côté des professions encadrées, on trouve une galaxie de métiers intellectuels ou de services exercés en indépendant, sans ordre professionnel. Quelques exemples concrets :

Ces professionnels relèvent en général du régime des travailleurs indépendants (URSSAF, Sécurité sociale des indépendants pour la retraite). Le point commun avec les professions réglementées ? Un niveau de protection sociale de base souvent très insuffisant si on le compare à celui d’un salarié cadre.

Ce qui change vraiment par rapport à un salarié

Exercer en libéral, c’est accepter (ou subir) trois grandes différences majeures sur le plan social et financier :

Autrement dit : la liberté et le potentiel de rémunération plus élevé des professions libérales s’échangent contre un risque personnel plus important. La bonne nouvelle, c’est qu’une partie de ce risque peut être gérée par une stratégie d’épargne et de protection sociale pensée dès le départ.

Les angles morts fréquents des professions libérales

Sur le terrain, on retrouve presque toujours les mêmes biais financiers chez les libéraux :

L’objectif n’est pas de vous transformer en actuaire, mais de vous donner un cadre opérationnel pour couvrir les trois grands risques : revenu interrompu, longévité (vivre vieux… sans ressources suffisantes), et incapacité de travail.

Protection sociale : les priorités pour un libéral

Avant de parler optimisation fiscale ou investissement responsable, la base, c’est la protection du « capital humain » : votre capacité à travailler. Trois briques sont à regarder en priorité.

1. L’arrêt de travail et l’invalidité

Question simple à vous poser : si vous ne pouviez plus travailler pendant 6, 12, 24 mois, quelle serait la chute de revenu réelle, et combien de temps pourriez-vous tenir avec votre épargne actuelle ?

Pour beaucoup de professions libérales, la réponse objective est : « quelques mois au mieux ».

D’où l’intérêt d’un contrat de prévoyance adapté :

Côté finance durable, certains assureurs commencent à proposer des contrats de prévoyance couplés à des supports d’épargne investis avec des critères ESG ou à impact, notamment pour les options d’épargne associées.

2. Le décès et la protection de la famille

Pour les professions libérales qui ont des enfants, des associés, des prêts personnels ou professionnels, une assurance décès adaptée n’est pas un luxe, c’est un amortisseur de choc.

Les points à regarder :

Encore une fois, ce n’est pas le produit le plus « sexy », mais c’est celui qui évite de transformer un drame humain en drame financier.

3. La santé et la maternité/paternité

La complémentaire santé reste fondamentale, surtout pour certaines professions de santé ou physiques. À regarder notamment :

Ce socle de protection est la « ceinture de sécurité » de votre stratégie patrimoniale. Une fois solidifié, on peut parler épargne, retraite, investissement… y compris à impact.

Construire sa retraite quand on est en libéral

Pour la retraite d’un libéral, trois règles simples :

1. Comprendre ce que vous aurez réellement

Première étape très pragmatique : demander une estimation de droits à vos caisses (de base + complémentaires) et réaliser des simulations avec différents niveaux de revenus et de durée de carrière.

Pour un professionnel qui démarre tôt en libéral, il n’est pas rare de constater un taux de remplacement (pension/revenu d’activité) de 30 à 50 % seulement. L’écart doit donc être comblé par :

2. Le PER individuel, outil clé… à manier intelligemment

Le Plan d’Épargne Retraite individuel permet de déduire les versements de votre revenu imposable (dans certaines limites), avec sortie possible en rente et/ou en capital à la retraite.

Intérêt pour les professions libérales :

Point de vigilance : l’argent est bloqué jusqu’à la retraite (hors cas de déblocage anticipé). Il ne faut donc pas y mettre toute votre épargne, au risque de manquer de liquidité en cas de problème.

3. Assurance-vie et investissement responsable

L’assurance-vie reste l’enveloppe patrimoniale la plus polyvalente :

Pour un libéral sensible à l’impact de son épargne, il est aujourd’hui possible de construire un « socle retraite » en combinant :

Épargne de précaution et indépendance financière

L’épargne de précaution d’un salarié correspond classiquement à 3 à 6 mois de dépenses. Pour une profession libérale, la cible est souvent plus élevée.

Pourquoi viser plutôt 6 à 12 mois ?

Cet « airbag financier » doit rester sur des supports très liquides et sûrs (livrets réglementés, livrets bancaires, fonds monétaires prudents…), quitte à sacrifier un peu de rendement. On ne parle pas ici d’investissement, mais de sécurité.

Une fois ce socle constitué, l’épargne de long terme (retraite, projet immobilier, investissement en entreprises à impact) peut être construite de manière plus ambitieuse.

Intégrer l’investissement responsable dans la stratégie d’un libéral

Les professions libérales, par leur autonomie et leur niveau de revenu souvent supérieur à la moyenne, ont un « pouvoir d’allocation » de capital loin d’être négligeable. Trois pistes concrètes pour aligner vos placements avec vos valeurs :

La clé, comme toujours sur Invest4Good, est de ne pas sacrifier l’exigence financière à l’impact, mais de chercher des combinaisons où les deux se renforcent : entreprises résilientes, modèles durables, risques extra-financiers mieux maîtrisés.

Plan d’action en 7 étapes pour les professions libérales

Pour rendre tout cela opérationnel, voici un chemin en 7 étapes, à adapter à votre situation :

Exercer en profession libérale, c’est déjà un acte de liberté économique. Structurer sa protection sociale et son épargne, c’est la condition pour que cette liberté ne se transforme pas, un jour, en vulnérabilité subie. Et tant qu’à déployer cet effort, autant en profiter pour orienter votre capital vers les entreprises et projets qui construisent l’économie dont vous avez envie, en tant que citoyen autant que professionnel.

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