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Épargne moyenne français par âge : montants, écarts générationnels et implications pour l’investissement responsable

Épargne moyenne français par âge : montants, écarts générationnels et implications pour l’investissement responsable

Épargne moyenne français par âge : montants, écarts générationnels et implications pour l’investissement responsable

Combien épargne réellement un Français moyen à 25, 40 ou 60 ans ? Et surtout : qu’est-ce que ces chiffres disent de notre capacité (et de notre responsabilité) à orienter cette épargne vers des placements qui ont un impact positif ?

Dans cet article, on va regarder les montants d’épargne par âge, les écarts générationnels qui se creusent… puis traduire tout ça en pistes concrètes pour investir de manière responsable, quel que soit votre stade de vie.

Ce que disent les chiffres : l’épargne moyenne des Français par âge

Premier point essentiel : la majorité des données disponibles portent sur le patrimoine (ce que vous possédez) plutôt que sur l’« épargne » au sens strict (ce que vous mettez de côté chaque mois). Les deux sont liés, mais ce n’est pas la même chose.

Selon l’Insee (Enquête Patrimoine, 2021), le patrimoine brut médian des ménages français tourne autour de 177 000 €. Mais ce patrimoine augmente fortement avec l’âge :

À l’intérieur de ce patrimoine, la composante financière (livrets, assurance vie, PEA, compte-titres…) représente en médiane autour de 30 000 € par ménage, avec là encore de gros écarts selon l’âge et le niveau de revenu.

Côté flux, les enquêtes d’instituts comme CSA, Ifop ou la Banque de France montrent que l’épargne mensuelle moyenne se situe autour de 200 à 250 € par ménage, avec des variations typiques :

Ce sont des ordres de grandeur, pas des chiffres gravés dans le marbre. Ce qui compte ici, c’est la dynamique par âge : montée progressive de la capacité d’épargne, puis stabilisation, puis parfois reflux à la retraite.

Pourquoi les écarts générationnels se creusent

Les différences d’épargne et de patrimoine entre générations ne tiennent pas qu’à l’âge. Plusieurs facteurs structurels jouent contre les plus jeunes :

À l’inverse, la génération aujourd’hui 55-75 ans a souvent bénéficié d’un “combo” favorable :

Résultat : un patrimoine concentré chez les plus âgés, notamment dans la pierre… et une fraction importante de la jeune génération qui peine à constituer un matelas de sécurité, encore moins à se projeter dans un investissement responsable de long terme.

Épargne moyenne par âge : ce que ça veut dire pour l’investissement responsable

À quoi bon parler de finance durable si, concrètement, « je n’ai que 50 € par mois à épargner » ? Justement, c’est là que le sujet devient intéressant.

Le lien entre âge, niveau d’épargne et investissement responsable peut se résumer en trois idées :

On peut donc raisonner tranche d’âge par tranche d’âge, avec un prisme simple : capacité d’épargne moyenne × horizon de placement × outils responsables adaptés.

Moins de 30 ans : transformer petit montant et gros horizon en atout

À cet âge, la capacité d’épargne moyenne est limitée, mais l’horizon de temps est maximal. C’est une situation paradoxalement très favorable pour la finance responsable.

Objectifs prioritaires :

Outils concrets, en restant réaliste avec une épargne de 50 à 150 € par mois :

Point clé : apprendre tôt à regarder les indicateurs extra-financiers (score ESG, empreinte carbone du portefeuille, thématiques d’impact) plutôt que seulement le rendement passé.

30-45 ans : la phase de construction… et de choix structurants

Entre 30 et 45 ans, beaucoup de ménages voient leur capacité d’épargne progresser : salaires plus élevés, parfois deux revenus, mais aussi plus de charges (logement, enfants).

Les études indiquent une épargne mensuelle moyenne qui bascule souvent dans la zone des 200-300 € par mois. C’est le moment où les choix d’allocation vont vraiment peser sur le patrimoine futur.

Stratégie type pour un investisseur qui souhaite rester cohérent avec ses valeurs :

Pour ceux qui se sentent plus engagés, c’est aussi l’âge où l’on peut commencer à regarder :

Point de vigilance : la tentation de multiplier les supports “à la mode” (crypto, private equity non régulé, etc.) parce que l’entourage en parle. Dans la grande majorité des cas, mieux vaut un portefeuille simple, diversifié et responsable qu’un patchwork de paris spéculatifs difficiles à suivre.

45-60 ans : optimiser, sécuriser… sans renoncer à l’impact

Autour de 45-60 ans, la capacité d’épargne atteint souvent son pic (250-300 € voire plus par mois), mais l’horizon de placement se raccourcit. La tentation naturelle : tout sécuriser. Ce n’est pas forcément la meilleure idée, y compris pour l’investissement responsable.

Pourquoi ? Parce que l’espérance de vie s’allonge : à 50 ans, vous avez statistiquement encore 30 à 35 ans devant vous. Une partie de votre patrimoine peut donc rester investie dans des supports dynamiques à impact.

Approche possible :

C’est aussi une période propice pour se poser des questions de transmission responsable : comment orienter dès maintenant une partie de son patrimoine vers des supports à impact pour ses enfants/petits-enfants ?

Exemples concrets :

Après 60 ans : réinventer le rôle de l’épargne dans un projet de vie

À partir de 60 ans, beaucoup de ménages disposent d’un stock de patrimoine important (immobilier + financier), mais d’une capacité d’épargne mensuelle plus modeste.

La finance responsable garde pourtant tout son sens à cet âge, mais sous un autre angle :

Concrètement, cela peut passer par :

Là encore, il ne s’agit pas de tout basculer dans des placements risqués : la priorité reste la sécurité, mais on peut très largement sortir d’une logique purement “neutre” pour adopter une logique de cohérence.

Les trois erreurs fréquentes qui freinent l’épargne responsable

Quel que soit l’âge, je retrouve systématiquement les mêmes biais chez les épargnants qui voudraient “faire mieux” mais n’y arrivent pas vraiment.

Comment utiliser ces données d’épargne pour passer à l’action

Une fois qu’on a compris l’ordre de grandeur de l’épargne moyenne par âge, l’enjeu est de traduire ça en plan concret. Voici une démarche simple, en 4 étapes, applicable à 25, 40 ou 60 ans.

À retenir pour faire rimer épargne, générations et impact

Oui, les écarts générationnels en matière d’épargne et de patrimoine sont réels, et parfois brutaux. Un jeune actif qui met de côté 80 € par mois ne joue pas dans la même cour qu’un retraité propriétaire avec quelques centaines de milliers d’euros de patrimoine.

Mais du point de vue de la finance responsable, la question centrale n’est pas “combien j’ai” mais “que fais-je de ce que j’ai ?”.

Quel que soit votre âge aujourd’hui, vous pouvez :

Qu’il s’agisse de vos premiers 50 € investis dans un ETF climat, de votre assurance vie patiemment alimentée depuis 20 ans ou d’un portefeuille à transmettre à vos enfants : chaque tranche d’âge a un rôle différent à jouer dans la transition. L’important est de choisir, en conscience, de quel côté de la balance vous voulez que votre épargne pèse.

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